L’intranquille

24 11 2009

Présentation de l’éditeur
“Je suis le fils d’un salopard qui m’aimait. Mon père était un marchand de meubles qui récupéra les biens des Juifs déportés. Mot par mot, il m’a fallu démonter cette grande duperie que fut mon éducation. À vingt-huit ans, j’ai connu une première crise de délire, puis d’autres. Je fais des séjours réguliers en hôpital psychiatrique. Pas sûr que tout cela ait un rapport, mais l’enfance et la folie sont à mes trousses. Longtemps je n’ai été qu’une somme de questions. Aujourd’hui, j’ai soixante-trois ans, je ne suis pas un sage, je ne suis pas guéri, je suis peintre. Et je crois pouvoir transmettre ce que j’ai compris. “

Avec l’aide de Judith Perrignon, Gérard Garouste se livre dans ce bref Intranquille. Le style est on ne peut plus direct et cru : le peintre raconte sans trop de chichis sa vie, ses errances et ses interrogations. On y glane des informations sur son cheminement et ses préoccupations artistiques ; il n’oublie toutefois pas de souligner ce qu’il doit à son « salopard » de père, aux lunaires Casso et Éléo, à son épouse Élisabeth, au flamboyant Fabrice, au marchand d’art Leo Castelli… Il en profite également pour bousculer quelques clichés, comme ceux de la « folie créatrice », du rapport entre artiste et folie ou de la vie de bohème. Autant d’éléments qui font de l’Intranquille un portrait qui paraît honnête et nuancé.

Un témoignage qui laissera peut-être les aficionados sur leur faim, mais qui constitue une bonne porte d’entrée dans l’univers de cet artiste.

Gérard GAROUSTE & Sophie PERRIGNON, L’intranquille, Paris, L’Iconoclaste, 2009.





H -4

23 11 2009

Émilie Simon à l’Ancienne Belgique ce soir… Can’t wait !





Les pièges du crépuscule

22 11 2009

pieges crepusculePrésentation de l’éditeur
“Au début du XXe siècle, à Vienne, le corps d’un moine est découvert devant une des églises de la ville. Le psychiatre Max Liebermann est appelé sur les lieux par son meilleur ami, l’inspecteur Rheinhardt. Il apparaît que la victime, considérée par beaucoup comme un saint homme, était en fait un farouche mili-tant antisémite. Si rapidement les soupçons se portent sur la communauté hassidique, Liebermann cherche une autre vérité à cette pénible affaire. Car pour tous les Juifs de la capitale autrichienne, l’atmosphère se fait de plus en plus lourde, attisée par le maire en personne… Et tandis que la haine grandit, une ombre inquiétante l’accompagne, celle d’une créature de glaise, magique et vengeresse, le golem…”

Un agréable « Grands Détectives », qui mène ses lecteurs dans l’Autriche du début du XXe siècle. On y rencontre l’inspecteur Rheinhardt et le psychiatre Max Liebermann, profiler avant la lettre. J’ai passé un bon moment en leur compagnie, même si ce roman est truffé de passages complètement gratuits et ne servant en rien l’enquête. Qu’ils soient musicaux, freudiens ou gourmands, ces instants entretiennent avant tout la couleur locale de ce texte, lui donnant un rythme dans lequel je me suis confortablement installée. Ici, Frank Tallis ne cherche pas à surprendre son lecteur (je l’espère pour lui en tout cas), il le promène dans une époque qu’il semble aimer et connaître particulièrement. Du moment qu’on ne se laisse pas freiner par l’amas d’informations et le caractère prévisible de l’histoire, Les pièges de crépuscule constitue un agréable délassement.

Les avis de Sandra M, Flora, Marie-Claire et Zarline.

Frank TALLIS, Les pièges du crépuscule, Paris, 10/18, 2009.





Un jour au Portugal (VII)

20 11 2009

IMG_4034





Un jour au Portugal (VI)

19 11 2009

IMG_4023





Un jour au Portugal (V)

18 11 2009

IMG_4016